Avis sur l’Université Gustave Eiffel : ce qu’il faut vraiment savoir avant de candidater

avis sur université gustave eiffel

L’université Gustave Eiffel est une institution qui détonne dans le paysage universitaire français. Fondée le 1er janvier 2020 seulement, elle est la première en France à regrouper sous une même bannière une université, un centre de recherche national (l’IFSTTAR), une école d’architecture et trois écoles d’ingénieurs – l’EIVP, l’ENSG Géomatique et l’ESIEE Paris.

C’est un modèle inédit, pensé pour connecter la formation, la recherche et l’industrie bien plus directement que dans une fac classique.

Mais jeune ne veut pas dire fragile. En cinq ans d’existence, cet établissement s’est déjà taillé une réputation solide sur la scène internationale. Voici un tour complet et honnête de ce qu’il vaut – ses forces, ses points de vigilance, ses tarifs, et comment y entrer.

L’université Gustave Eiffel est-elle publique ou privée ?

Réponse directe : c’est un établissement entièrement public, placé sous la tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Ses droits d’inscription sont donc fixés par arrêté ministériel, comme dans n’importe quelle université publique française. Pas de frais cachés, pas de logique commerciale.

L’offre de formation va du BUT (ex-DUT) jusqu’au doctorat, en passant par des licences, masters, diplômes d’ingénieurs et d’architecture.

L’université délivre également des certifications comme le C2i (Certificat informatique et Internet) et le CLES (Certification en Langue de l’Enseignement Supérieur). Ses campus principaux se trouvent à Marne-la-Vallée, Champs-sur-Marne, Val d’Europe et Meaux.

Quel est le classement de l’université Gustave Eiffel ?

avis sur université gustave eiffel

C’est là que les chiffres surprennent pour une université aussi récente. Au classement CWUR 2025, elle se positionne à la 640e place mondiale sur 20 000 établissements évalués – ce qui la place dans les 3 % des meilleures universités au monde, et au 29e rang national en France.

Le classement thématique de Shanghai (GRAS) 2025 est encore plus parlant : présente dans 7 disciplines, l’université Gustave Eiffel se hisse entre le 51e et le 75e rang mondial en sciences et technologies des transports – et décroche la première place en France dans cette catégorie. Ce n’est pas un hasard : c’est précisément son ADN.

Le classement de Leiden 2025 confirme la tendance : 30e rang national toutes disciplines confondues, 17e en mathématiques et informatique, 23e en sciences physiques et ingénierie.

Eduniversal recense par ailleurs 7 masters classés au niveau national en 2025. Pour un établissement né en 2020, la progression est remarquable.

Est-ce que l’université Gustave Eiffel est une bonne université ?

La réponse courte : oui, surtout si votre projet s’aligne avec ses points forts. Mais soyons précis sur ce qui distingue vraiment cet établissement.

Premier atout concret : 25 % des étudiants sont en apprentissage, un chiffre bien supérieur à la moyenne des universités publiques françaises. Cela traduit une culture de l’insertion professionnelle réelle, pas juste affichée.

Le temps d’accès au premier emploi après un master y est de 4,4 mois en moyenne, selon les données publiées par l’université elle-même – un indicateur qui compte quand on pense à la suite.

L’université représente également un quart de la recherche nationale sur les transports – ce qui explique ses bons résultats dans les classements internationaux sur ce domaine. Si vous visez l’ingénierie, l’informatique, le numérique, l’urbanisme ou les mobilités, vous êtes au bon endroit.

Plus de 10 % d’étudiants internationaux, une vingtaine d’associations étudiantes actives, des équipements modernes sur l’ensemble des campus (bibliothèques, laboratoires, salles multimédias, espaces sportifs, services de santé) : la vie sur place est structurée et bien pensée.

Les points de vigilance ? Le taux de passage de L1 à L2 est de 49,4 %, avec un taux de redoublement de 24 % et un taux de sortie du supérieur en fin de première année de 14,5 %, selon les données de L’Étudiant sur la cohorte 2022-2023.

Ce sont des chiffres qui reflètent la difficulté classique de la première année universitaire en France – pas forcément un défaut propre à cet établissement, mais à connaître avant de se lancer.

Certains avis étudiants signalent également une vie de campus moins intense que dans les grandes universités parisiennes plus anciennes.

Quel est le taux d’admission à l’université Gustave Eiffel ?

universite gustave eiffel frais de scolarite etrange

Comme dans toutes les universités publiques françaises, l’accès en licence générale n’est pas sélectif au sens strict : tout bachelier peut candidater via Parcoursup.

En revanche, certaines formations sont contingentées (IUT, licences professionnelles, formations en alternance) et font l’objet d’une vraie sélection sur dossier.

L’accès en master et dans les écoles d’ingénieurs intégrées est, lui, clairement sélectif. Pour la rentrée 2026, les candidatures en licence (L1) se déposent sur Parcoursup du 19 janvier au 12 mars 2026.

Les candidatures en L2, L3 et master passent par la plateforme eCandidat de l’université à partir de février, et les masters sont également accessibles via Mon Master (candidature du 25 février au 24 mars 2026).

Pour les étudiants étrangers hors Union européenne, la procédure est différente : elle passe obligatoirement par Campus France (procédure CEF pour les 44 pays concernés) ou par une Demande d’Admission Préalable (DAP) selon le pays d’origine. Un test de français TCF DAP est exigé, dont l’inscription coûte 74 € pour 2026.

Les licences à l’université Gustave Eiffel : ce que vous devez savoir

L’offre de licence couvre les mathématiques, l’informatique, les sciences et technologies, l’économie-gestion, les langues et les lettres.

L’IUT de Marne-la-Vallée, intégré à l’université, propose des BUT dans de nombreuses spécialités techniques – une voie courte et professionnalisante très appréciée des recruteurs.

La pédagogie est clairement orientée vers l’insertion : alternance disponible dès la licence dans de nombreuses filières, stages annuels, liens constants avec les entreprises partenaires.

Si vous êtes du genre à vouloir mettre un pied en entreprise le plus tôt possible tout en vous formant, l’université Gustave Eiffel est structurellement pensée pour ça.

Les frais de scolarité : est-ce que l’université Gustave Eiffel est payante ?

universite-gustave-eiffel-classement

Non – ou presque. Comme toute université publique française, les droits d’inscription y sont très modérés : environ 170 € par an en licence et 243 € en master pour les étudiants français et européens (tarifs 2025-2026 fixés par arrêté ministériel).

À cela s’ajoute la CVEC – Contribution Vie Étudiante et de Campus – de 105 € pour 2025-2026, exonérée pour les boursiers.

Les étudiants en apprentissage ne paient aucun droit d’inscription : l’employeur prend en charge les frais via l’OPCO de sa branche. C’est un argument de poids pour ceux qui veulent se former sans s’endetter.

Un point important pour les étudiants internationaux hors UE : depuis 2019, la France a instauré des droits différenciés pouvant atteindre 2 770 € en licence et 3 770 € en master pour les ressortissants extra-communautaires.

Mais l’université Gustave Eiffel reconduit chaque année une exonération partielle pour les primo-arrivants, ramenant leur montant au niveau des droits communautaires.

C’est une politique concrète qui distingue favorablement cet établissement – et qui représente une économie significative pour les étudiants concernés.

Pourquoi choisir l’université Gustave Eiffel ?

Plusieurs raisons solides plaident en sa faveur, au-delà des classements. Sa spécialisation en ingénierie, transports, numérique et environnement est reconnue mondialement et adossée à une recherche de haut niveau.

Avec 25 % d’apprentis, c’est une véritable passerelle entre l’université et l’entreprise – pas un slogan, une réalité mesurable.

Sa situation géographique est aussi un atout : le campus principal de Marne-la-Vallée est accessible en 25 minutes depuis Paris via le RER A.

Loin des loyers parisiens, proche des bassins d’emploi de l’est francilien et des entreprises installées dans le secteur (dont certains grands groupes de l’ingénierie et du BTP).

Enfin, être dans une université jeune a ses avantages concrets : structures plus flexibles, liens plus directs entre étudiants et enseignants-chercheurs, et une identité qui se construit encore – avec la possibilité d’en être acteur dès maintenant.

La prochaine journée portes ouvertes est prévue le 14 février 2026 : une bonne occasion de se faire une idée par vous-même avant de candidater.